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Le mot du président

Chers amis,

La SOFFCO imprime sa marque dans le paysage chirurgical français, et répand aussi sa philosophie d'ouverture et de présence sur le terrain de la santé publique. L'augmentation du nombre de cas opérés est certainement positive pour cette dernière, mais elle est discordante par rapport à d'autres pays européens (Belgique exceptée) et elle nous amène à réfléchir sur nos devoirs et responsabilités, et à véritablement rendre des comptes sur le sérieux de notre structure.

Nos perspectives immédiates sont incontournables:

  • La poursuite de la labellisation. Les centres réalisant cette chirurgie doivent être multi-disciplinaire et réaliser le volume suffisant d'intervention pour maintenir une expertise.
  • Le registre de nos interventions devrait être opérationnel d'ici début 2018. Les tutelles exigent à juste titre d'être informées dans le détail de nos bonnes pratiques. La France ne peut plus se passer de cet instrument.
  • Notre société va se doter de nouveaux statuts et d'un règlement intérieur.

Parmi nos membres, les bonnes volontés se multiplient pour "servir", elles sont toutes bienvenues car de multiples missions ont été déléguées par notre société, dont les effectifs sont appelés à se renforcer. De nombreux jeunes se lancent désormais précocement dans cette carrière, et contribuent à hausser le niveau scientifique de notre activité. L'ère des pionniers s'achève, c'est pour le mieux !
Place à l'évaluation scientifique et à une rigueur sans faille dans l'organisation des soins.

Enfin, la vision de l'obésité qui devrait être la notre est celle d'un continuum des classes d'obésité : toute la recherche médicale moderne converge vers des facteurs causaux et explicatifs d'un seul tenant, depuis la prévention (étude ICAPS chez les adolescents), les patients en surpoids dont les facteurs de risques s'accroissent, les obésités de classe I (IMC>30, où la chirurgie fait incursion désormais)... jusqu'aux formes les plus sévères ("triple-obésités" avec IMC>60). Médecine et chirurgie ne devraient donc former qu'un seul bloc, avec une recherche cohérente et partagée. La multidisciplinarité impliquerait des congrès communs, et des formations transversales. A cet dernier égard, la formation à l'endoscopie devient un impératif, heureusement finalement pris en compte dans le cursus de l'internat chirurgie, d'autant plus nécessaire que les techniques "par les voies naturelles" se développent à une vitesse accélérée, tant dans le recours aux échecs de chirurgie bariatrique que dans les "primo-indications", le plus souvent encore chez des patients obèses non-morbides (IMC 30- 40). Gageons que leur importance va croître de manière significative dans les prochaines années.

Amitiés à tous

Jérôme Dargent
Président de la SOFFCOMM

Contenu modifié le 16/06/17